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L’EMISSION « DROIT DE SAVOIR » MERITE-T-ELLE SON TITRE ?

 

 

Cette émission a présenté, dans son édition du mardi 28 juin 2005, un réquisitoire implacable contre l’action du Secours populaire en Asie du Sud.

 

Naïvement, nos responsables ont de bonne grâce répondu à toutes les questions, pendant de nombreuses heures, aux « journalistes » de cette boite de production conformément à l’esprit du Secours populaire : « A cœur et à comptes ouverts ».

 

Le montage, au mépris de toute conscience et déontologie journalistique, mélangeant les sujets, en particulier en faisant des amalgames avec l’escroquerie dont est victime notre fédération départementale de Haute Garonne, tronquant les propos, jette le discrédit sur l’action des 72 000 bénévoles et dirigeants du Secours populaire. Pourtant ceux-ci risquent beaucoup moins de s’enrichir avec les fonds du tsunami que les producteurs d’une telle infamie grâce aux juteuses retombées publicitaires, dopées par le sensationnel, facteur d’audience.

 

Quel téléspectateur pouvait découvrir, hier soir, que plus de 80 délégués de l’association se sont relayés depuis le 26 décembre dans les 4 pays les plus touchés par la vague meurtrière (Inde, Indonésie, Thaïlande, Sri Lanka) ? Qu’ils ont aidé dans l’urgence avec des associations locales plus de 250 000 victimes de la main à la main ? Que le SPF a dépensé 470 000€ pour acheter et distribuer de la nourriture, produits d'hygiène, médicaments, kits scolaires, vélos et réaliser des opérations de sanitations.

Quel téléspectateur pouvait découvrir que le SPF a engagé aujourd’hui 5 358 000€ dans des programmes de reconstruction pour au moins 5 ans et que les projets en cours d'examen s’élèvent à environ 2 300 000€ ?

 

Ainsi en Thaïlande, deux grands programmes de réhabilitation de la pêche sont en cours dans les districts de Trang et Krabi, ainsi que sur l'Ile de Pratong pour un montant de 880 000 €.

Les journalistes des journaux d’actualité de TF1 ayant pour leur part couvert la semaine dernière l’inauguration par le Président du SPF de deux unités de production de glace au service de 2 000 pécheurs d’Aceh.

Une délégation nationale doit se rendre mi-juillet avec Claudine Cochetau dans le village de ses protégés pour faire avancer son projet car il n’est pas question de "décaisser" des sommes importantes sans support contractuel. Ce projet, fruit à l’origine, d’une initiative individuelle, qui engagerait l’association à hauteur de 700 000 €, nécessite de s’entourer des garanties d’usage en matière réglementaire et législative (cadastre, droit de propriété....).

 

Nous sommes persuadés que nous pouvons compter sur l’ensemble des professionnels de l’information pour rétablir ces quelques vérités et nous vous en remercions par avance.

 

Plus d’informations www.secourspopulaire.asso.fr

 

 

 

RAZ-DE-MAREE EN ASIE

 

Les conséquences humanitaires consécutives au raz de marée qui s'est produit en Asie,ce 26 décembre, sont très importantes. Le bilan humain s'alourdit d'heure en heure.

 

Le Secours Populaire a organisé plusieurs missions d'entraides dans les zones sinistrées :

 

                    - une mission s'est portée vers les victimes du Sri Lanka le 29 décembre, ou une distribution alimentaire s'est effectuée dans 3 camps à Ampara. Ainsi 1086 familles ont pu recevoir du riz, des lentilles, de l'eau, de l'huile, du lait pour bébé, des biberons, des moustiquaires...

Le secours populaire s'est ensuite rendu à Matara où il a commencé la distribution d'un kit écolier (avec cahiers, gommes, stylos bleus et rouges, règles et tissus blanc pour la confection d'uniforme scolaire). Cette distribution concerne 3 886 élèves appartenant à des familles de sinistrés, cette distribution s'est faite avec la participation des étudiants de l'université de Matara.

 

                    - une seconde mission d'entraide, partie en Inde, souhaite maintenant atteindre la ville de Nagapattinam, zone la plus sinistrée. Notre mission a rencontré plusieurs associations, en particulier la fédération de l'association "SIPA", regroupant 40 associations de petits producteurs, afin d'identifier avec eux des projets de réhabilitation concernant l'eau et des projets pour une relance économique auprès des intouchables ou des ouvriers journaliers

Notre partenaire local sur place, l'association SPEED, continue les distributions de produits de première nécessité débutées avec la mission du SPF à leur arrivée

 

                    - enfin en Indonésie, une mission  organisée avec les Pompiers sans frontières intervient dans un camp à Lampaya, à 3kms de Banda Aceh. Ce camp accueille 1 270 personnes représentant 250 familles dont 300 enfants de moins de 5 ans. Un dispensaire a été installé sur place par les équipes, ainsi 80 consultations se déroulent chaque jour. L'unité de potabilisation est opérationnelle, assurant l'accès à l'eau potable

Une seconde équipe partie le 10 janvier est venue suppléer les personnes déjà sur place. Cette dernière est partie avec 100 kgs de médicaments fournis par les médecins sans frontières et avec des fonds afin de continuer les distributions sur le camp Lampaya.